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Colloque Salon international de l'Agriculture 2013 - La PAC, le bel âge. © Inra, MAÎTRE Christophe

Colloque Inra au Salon de l'agriculture : La PAC a cinquante ans, le bel âge ?

Au premier semestre 2013, l'orientation de la Politique Agricole Commune européenne (PAC) sera décidée pour les sept années à venir. Ce colloque avait pour but d'échanger sur les analyses et les pistes d'évolution que la recherche agronomique peut livrer aux décideurs dans ce domaine.

Mis à jour le 28/02/2013
Publié le 28/02/2013

Le Salon international de l’agriculture et la Politique Agricole Commune (PAC) ont en 2013 tous deux 50 ans. Le succès du Salon ne se dément pas, année après année. Celui de la PAC est plus contesté. Pourtant, des succès sont clairement à mettre à son actif : la PAC a notamment permis, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, d’accroître la production agricole européenne et d’assurer aux Européens une alimentation suffisante, saine et diversifiée. Mais à chaque époque ses défis. Aujourd’hui, l’Europe agricole et alimentaire est confrontée à plusieurs challenges, intimement liés : celui de la compétitivité dans un monde de plus en plus ouvert et où la PAC n’assure plus la même protection aux frontières qu’hier ; celui de la montée en puissance des aléas, qu’ils soient économiques, climatiques ou sanitaires ; celui de la raréfaction progressive des énergies fossiles ; celui de la protection de l’environnement ; celui du développement des zones rurales dans un contexte de baisse continue du nombre d’agriculteurs, qui sont aujourd’hui très minoritaires dans les territoires mais néanmoins toujours les premiers occupants de l’espace ; etc.

La PAC n’a pas attendu d’avoir 50 ans pour entamer sa mue. Elle est en réforme permanente depuis plus de 20 ans, et à l’aube d’une nouvelle réforme, qui devait théoriquement entrer en vigueur au 1er janvier 2014 mais ne sera vraisemblablement appliquée qu’à compter du 1er janvier 2015. La Commission européenne a pourtant présenté ses propositions de réforme il y a plus d’une année, en octobre 2011. Mais les divergences entre États Membres, en termes d’objectifs, d’outils, comme de ressources budgétaires, sont telles que le calendrier de la réforme a été repoussé d’une année, et l’issue du processus de négociation est encore très incertaine.

Dans ce contexte, l’Inra a choisi de consacrer son colloque annuel, réalisé dans le cadre du Salon international de l’agriculture, à la réforme de la PAC. Il s’agit de présenter les résultats de recherche sur les principaux points qui font l’objet de débats, à savoir l’évolution des mesures du développement rural ; le processus dit de verdissement du premier pilier, qui consiste à conditionner l’octroi des aides à une diversification minimale des cultures, au maintien des prairies permanentes et à un pourcentage minimal d’infrastructures écologiques dans les exploitations ; le meilleur ciblage des aides directes ; la gestion des aléas et des risques ; et enfin la difficile mais néanmoins impérative question de la conciliation des performances économiques et environnementales de l’agriculture et de l’agro-alimentaire.

Ces points ne couvrent naturellement pas l’intégralité du sujet. Une large plage a donc été donc laissée aux échanges avec la salle. Les chercheurs ont pu compléter leur intervention et apporter un éclairage sur d’autres points que le public souhaitait aborder. Le colloque a commencé par un bref historique de la PAC et replacé cette politique dans la construction européenne. Il s'est terminé par les interventions du président-directeur général de l’Inra, François Houllier, et du Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt, Stéphane Le Foll.

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