LAC et berges avec ponton.. © Fotolia, BEANBOB

Comité consultatif commun d’éthique Inra Cirad Ifremer

Mis à jour le 04/07/2017
Publié le 07/04/2016
Mots-clés : éthique

Ce comité examine les questions éthiques que peuvent soulever les recherches, en France et à l’étranger, dans les domaines de l’alimentation, l’agriculture, la mer, l’environnement et le développement durable, en particulier, celles qui intéressent les relations entre sciences et société.

Après consultation des conseils d’administration de l’Inra, du Cirad et de l’Ifremer, le Comité consultatif commun d’éthique Inra-Cirad, créé en 2007, a été étendu à l’Ifremer. Ce nouveau comité entre en activité le 11 avril 2016. Il est placé auprès des présidents des trois instituts et a une mission de réflexion, de conseil et, au besoin, d’alerte.
Consulter et télécharger  La décision signée par les 3 instituts

Les membres du comité sont des personnalités françaises ou étrangères, extérieures aux trois établissements, choisies intuiti personnae en raison de leur compétence et leur intérêt reconnus pour les questions d’éthique entrant dans le champ des trois instituts. Depuis le 11 avril 2016, il est présidé par Axel Kahn, docteur en sciences et en médecine, et a pour vice-président Michel Badré, Conseil économique, social et environnemental.

Références

Les principes et valeurs du Comité d’éthique Inra-Cirad-Ifremer

Le Comité d'éthique Inra-Cirad-Ifremer souscrit aux mêmes principes et valeurs que ceux définis par le comité d'éthique Inra-Cirad dont il prend la suite :

  1. Le Comité commun d’éthique considère la reconnaissance de la dignité humaine comme valeur fondamentale. Il s’attachera dans ses recommandations à en donner une application concrète, mettant en œuvre les droits rappelés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.
  2. Plus généralement, le Comité considère que les valeurs du corpus de déclarations et conventions édifié depuis plusieurs décennies par l’Organisation des Nations Unies et les organisations spécialisées, notamment l’UNESCO, font partie de son cadre de référence, parmi lesquelles la protection et la promotion des expressions culturelles, et la biodiversité. La mise en œuvre de ce corpus passe par des accords internationaux normatifs.
  3. Il ne faut pas dégrader l’environnement de vie pour les générations futures et ne pas hypothéquer l’avenir de façon irréparable, notamment en épuisant les ressources naturelles ou en mettant en cause les équilibres naturels. Un tel principe de développement durable, impose au Comité de travailler sur le long et le très long terme, et pas seulement sur le court terme. En revanche, le principe d’une réversibilité totale paraît utopique et impraticable.
  4. Le monde constitue un système. Toute action sur l’un de ses éléments a des impacts sur d’autres éléments : l’analyse doit alors explorer les effets seconds et induits d’une action et les dynamiques et stratégies qu’elle peut susciter ou favoriser. Les problèmes doivent donc être traités de façon privilégiée à l’échelle mondiale, tout en assurant néanmoins la compatibilité entre le global et le local et en prenant en compte les réalités de terrain.
  5. Le Comité considère que la robustesse et l’adaptabilité d’un système sont des éléments positifs. Ainsi, même dans une société ouverte, une certaine autosuffisance des systèmes de production est souhaitable au niveau national et régional.
  6. Le progrès implique une société ouverte aux innovations techniques et sociales, en sachant qu’il faut analyser et prévoir l’impact de ces innovations sur les modes de vie, leur contribution au développement humain, et s’assurer d’un partage équitable des bénéfices qu’elles peuvent apporter.

Précédemment

Comité consultatif commun d'éthique Inra-Cirad (2007-2015)

Présentation et travaux de ce comité >