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Axel Kahn, président du Comité d'éthique Cirad, Ifremer, Inra. © Inra, MAITRE  Christophe

Le comité d’éthique Inra-Cirad élargi à l’Ifremer

Le 11 avril 2016, le comité consultatif commun d’éthique Inra-Cirad s'est renouvelé et étend désormais ses activités à l’Ifremer. Sa présidence est confiée à Axel Kahn, docteur en sciences et en médecine et, pour la première fois, un vice-président est nommé : Michel Badré membre du Conseil économique, social et environnemental.

Mis à jour le 24/05/2016
Publié le 06/04/2016

Le comité consultatif commun d’éthique Inra –  Cirad – Ifremer, institué le 11 avril 2016, est placé auprès des présidents des trois instituts avec une mission de réflexion, conseil, sensibilisation et, au besoin d’alerte. L’élargissement de ce comité à l’Ifremer est concomitant de la fin de mandat de 6 membres du comité d’éthique Inra-Cirad pour la recherche agronomique (2007-2015), dont le président, Louis Schweitzer, qui a présenté son bilan lors du conseil d’administration de l’Inra, le 8 décembre 2015. Ce lundi, dans la salle du Conseil de l'Inra, les trois présidents des instituts, ont tenu à honorer de leur présence la séance inaugurale, qu'Axel Kahn a ouverte à 9h30 exactement non sans avoir salué, un par un, à leur arrivée les membres de cette nouvelle instance.

Un socle de valeurs communes

François Houllier, au nom de l'Inra a voulu informer les nouveaux membres de la tradition jusque là observée d'un éditorial accompagnant voire complétant chaque avis du comité. Le PDG de l'Inra a également tenu à insisté sur les valeurs : "il est utile qu’il y en ait dans un comité comme celui-là et dans des instituts comme les nôtres. Mais vous aurez toute liberté pour les revisiter."
Michel Eddi, pour le CIRAD a ensuite confirmé l'importance de ces valeurs communes portées par le travail du comité : "Dans un institut comme le nôtre, l’éthique et les valeurs sont surplombantes de toutes nos démarches partenariales. Je vous confirme mon intérêt total pour les matériaux que vous produisez, nécessaires pour conduire les discussions : il est sain de maintenir cette tension intellectuelle."
Enfin, le nouvel arrivant, François Jacq pour l'Ifremer a conclu l'exercice, non sans une certaine habileté : "l’Ifremer est en apparence un nouveau venu. Mais nous avions une chose commune historiquement que nous avons négligée,  manifestement à tort. Nous revenons donc aujourd’hui pour permettre une rénovation d’ensemble de notre dispositif. Ce comité conjoint est la solution la plus sympathique et la plus agréable. C’est aussi le signal concret de notre capacité à travailler ensemble."

Recherches sur l'exploitation des environnements naturels

Pour Axel Kahn, nouveau président, de conclure «  [Ce comité d’éthique sert] les trois principaux établissements publics nationaux de recherche associés à l’exploitation des espaces ouverts, terrestres et maritimes. Le terme même d’exploitation de l’environnement naturel des êtres humains souligne d’emblée la nature des questions éthiques liées à l’activité de ces instituts de recherche : fournir aux habitants de notre planète ce dont ils ont besoin pour vivre, certes des denrées et du travail, mais aussi de la beauté et du bien-être, habité de la conscience vive que les générations futures devront pouvoir en profiter et en jouir eux-aussi. »

Composition du Comité d’éthique

Autour d'Axel Kahn, président, les membres du nouveau comité d'éthique Inra, Cirad et Ifremer qui tenait sa séance inaugurale le 11 avril 2016.. © Inra
© Inra
Le comité d’éthique Inra-Cirad-Ifremer comprend 14 membres. Il est renouvelé par moitié, 6 nouveaux membres entrant au 11 avril 2016. Ses membres sont nommés par décision conjointe des présidents de l’Inra, du Cirad et de l’Ifremer, après consultation du conseil d’administration en ce qui concerne l’Inra et le Cirad.

Liste des 14 membres >

Interview

Michel Badré : "Apporter un nouveau regard"

Michel Badré, Vice Président du Comité d'éthique Inra-Cirad et Ifremer. © Inra
© Inra
Vous avez été désigné vice-président du comité d'éthique Inra, Cirad et Ifremer. Qu'est ce que cela représente pour vous ?

J'en suis très honoré, très curieux intellectuellement mais aussi très humble. Car c’est peut-être pour moi, parmi tous les membres de ce comité, que le décalage est le plus fort : je n’ai aucune expérience de chercheur ou de philosophe. Je fais en effet partie de ces profils souhaités pour élargir le spectre. J’espère y arriver. Ma préoccupation sera de toujours se demander à quoi sert l’intervention humaine dans les milieux naturels. Quel est un bon projet ?

Comment imaginez vous les échanges et les discussions au sein du comité ?

Je suis très frappé tout au long de ma carrière, par le poids, la force et l’intérêt de la discussion collégiale et sur la valeur ajoutée des frottements et des échanges. Nous aurons à travailler sur l’acceptabilité sociale de nos domaines : comment nos 66 millions de concitoyens voire les 7 milliards de nos concitoyens du monde réagissent à l'action de la science et de la recherche.

Vous êtes vice-président du comité présidé par Axel Kahn... Comment allez-vous vous répartir les choses ?

Intuitivement, sur l’organisation, nous allons nous caler à l'usage. Dans une démarche collégiale comme celle de ce comité, on peut envisager mon rôle comme celui d’un régulateur, rôle souvent confié au plus ancien, capable de recaler une discussion pour ne pas qu’elle dérape ou susceptible de relancer sur un point abordé pour une demande d’approfondissement. Nos profils, nos expériences sont différents et complémentaires. J’apporte un autre regard avec mon expérience, à l'ONF ou au ministère de l'Environnement, dans la définition des politiques publiques.