Témoignage aux Nations-Unies, pour une science plus ouverte

Le 16 septembre dernier, à New-York, Odile Hologne, déléguée à l’Information scientifique et technique à l’Inra, a affirmé l’engagement de l’Institut dans l’ « open-science et l’open data», lors d’une session à la chambre Ecosoc des Nations-Unies où elle représentait l’Inra. Cette session clôturait un sommet du groupe d’experts international Godan qui agit pour promouvoir l’ouverture et le partage de données liées à l’agriculture et l’alimentation et contribuer ainsi à assurer la sécurité alimentaire mondiale.

Session à la Chambre Ecosoc aux Nations-Unies, New-York, 16 septembre 2016. © Inra
Par Nicole Ladet
Mis à jour le 30/01/2017
Publié le 27/09/2016

Ouvrir l'accès aux données pour accélérer l'innovation
 

Ouvrir l’accès aux données pour accélérer l’innovation. C’est le message qu’a porté Odile Hologne lors de la dernière session de la chambre Ecosoc des Nations-Unies, au moment des interventions des délégués. Elle a exprimé l’engagement de l’Inra pour une science plus ouverte aux citoyens, au secteur privé et au monde. Elle a déclaré « En faisant cela, nous souhaitons favoriser l’innovation et faire face aux défis [pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement] que nos sociétés doivent relever. Ceci implique de rendre nos données disponibles et réutilisables, mais aussi de permettre d’accéder aux données produites par d’autres. Il s’agit d’un long voyage avec de nombreux obstacles : techniques, politiques et éthiques. Nous sommes convaincus que Godan est un lieu important où il est possible d’adresser ces défis avec tous les acteurs concernés ».

Godan promeut l’open-data en agriculture pour relever les défis de la sécurité alimentaire mondiale. Les données concernées ne s’arrêtent pas aux publications, elles concernent toutes natures de données : sur le sol, le climat, les productions agricoles, … Créé en 2013, à l’issue du G8, il est désormais fort de 371 partenaires : gouvernements nationaux, organisations non gouvernementales, internationales ou secteur privé. Lors de la session du 16 septembre 2016 aux Nations-Unies sur l’open-data pour assurer la sécurité alimentaire mondiale, Godan avait souhaité associer les représentants des pays. En amont de cette session, l’Inra participait au premier sommet organisé par Godan, auquel il adhère depuis 2014. L’Inra est impliqué dans plusieurs groupes de travail de Godan dont un sur les infrastructures de données et un projet sur la construction d’un thésaurus documentaire faisant converger les 3 thésaurus de référence actuels (Agrovoc FAO, National Agricultural Library et CABI).

Odile Hologne explique que « grâce à ces travaux au sein de Godan, nous avons renforcé nos collaborations en matière d’ouverture des données  avec l’organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), et un certain nombre de nos homologues comme le WUR aux Pays-Bas et le Csiro en Australie ». Deux projets européens, nés de ces échanges, seront lancés début 2017, associant la FAO et plusieurs pays européens :

  • e-rosa, coordonné par l’Inra, qui doit établir la feuille de route d’une infrastructure numérique pour les données en agriculture (projet sur 18 mois)
  • AgInfra+, coordonné par la Grèce, avec un volet piloté par l’Inra (UMR Mistea http://www6.montpellier.inra.fr/mistea/) sur le big data et le phénotypage des plantes (projet sur 3 ans).
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Odile Hologne, déléguée à l'Information scientifique et technique

L’Open-data à l’Inra

Une politique, un engagement, une réflexion éthique

Document d'orientation 2025 : couverture en carré. © Inra
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La stratégie de recherche de l’Inra pour l’open-data s’inscrit dans la stratégie nationale de recherche (SNR) et les objectifs de l’ONU pour le développement durable. Elle répond également au plan d’action proposé par le rapport Agriculture-Innovation 2025. Producteur de données et de connaissances, l’Inra s’engage à les partager avec d’autres acteurs, scientifiques ou non. Il s’investit dans les outils et compétences pour une meilleure gestion de son patrimoine numérique.
Le site http://2025.inra.fr >  
Le communiqué de presse >

Charte pour le libre accès aux publications et aux données. © Inra
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Signataire de la déclaration de Berlin depuis juillet 2004, l’Inra a multiplié les actions concrètes en faveur du libre accès à l’information scientifique depuis 20 ans. La position institutionnelle concernant l’ouverture des données, formulée en mai 2016, repose sur sept principes directeurs avec une double ambition : objectif de transparence et de preuve et objectif de création de valeur et d’innovation.
  
> En savoir plus

Avis 8 du Comité d'éthique sur la gestion et le partage des données issues de la recherche. © Inra
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Le 8e avis du comité d’éthique Inra-Cirad traite des enjeux éthiques et déontologiques du partage et de la gestion des données de recherche : résultats d’expériences ou enquêtes, observations de terrain, images… Compris dans une logique de transparence de la démarche scientifique pour une « science ouverte », ce partage appelle une gestion de la qualité des données très rigoureuse, gage de leur fiabilité. La question de l’arbitrage de ce qui peut être partagé est aussi posée.
  
Lire l’avis >

A propos de

Normes et bonnes pratiques pour l’interopérabilité des données

L’Inra à travers sa Délégation à l’information scientifique et technique (Dist) s’est engagé dans l’initiative internationale « Research Data Alliance » (RDA) pour le partage des données de la recherche créée en mars 2013 à l’initiative de l’Europe, de l’Australie et des États-Unis. La Research Data Alliance est une initiative internationale pour favoriser le partage des données de la recherche au-delà des frontières technologiques, organisationnelles, politiques et thématiques. La Dist s’est activement impliquée dans différents groupes de travail. Elle a notamment copiloté avec le Centre international pour l’amélioration du blé et du maïs (Cimmyt) un groupe sur  l’interopérabilité des données blé à laquelle participe le centre Inra de Versailles-Grignon. Les résultats sont utilisés par les partenaires de la Wheat Intiative, consortium international de recherche sur le blé, initié par l'Inra en 2011.