Miscanthus giganteus ou Miscanthus géant. Parcelles expérimentales de l’Inra Versailles-Grignon cultivées dans le cadre du projet Investissements d’avenir BFF, Biomasse pour le futur – UMR Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech). © INRA, ENARD Corine

Bioéconomie 2020 -2050 : Les défis aux filières agricoles, alimentaires et énergétiques

Ce colloque, organisé par l’Inra, les deux alliances nationales de recherche Allenvi (environnement) et Ancre (énergie), avec le soutien des ministères en charge de l’Agriculture et de la Recherche, s’est déroulé les 9 et 10 juin 2015. Il s'insérait dans la préparation de la stratégie nationale pour la bioéconomie.

Mis à jour le 17/06/2015
Publié le 17/06/2015

Les échanges ont permis de confronter des approches d’acteurs très divers, de la recherche publique française ou européenne, de la sphère industrielle ou politique, avec près de 200 participants. Il se situait dans une phase de transition : de la programmation scientifique européenne aux investissements industriels et aux politiques publiques. Et dans la préparation d’une stratégie nationale de recherche dont un premier rapport devrait être publié en septembre 2015.

Il s’en dégage un partage de définition et d’approches. La bioéconomie ne peut plus être définie par un assemblage de secteurs, on s’accorde pour considérer qu’elle est l’économie liée à la biosphère. La biomasse, ou production du vivant, sur terre et dans les eaux, doit en effet nous permettre de subvenir de manière durable à l’alimentation humaine, animale, ainsi qu’à la production de biomatériaux et bioénergies. Y parvenir sans trop de pression sur l’environnement interroge notre consommation. Une vigilance particulière doit être apportée à la réduction des gaspillages, à la valorisation des déchets et au recyclage dans une économie circulaire.

Progresser dans ce domaine exige des approches transdisciplinaires, faisant travailler ensemble des scientifiques de nombreuses disciplines associés avec des acteurs industriels, économiques ou politiques. Le colloque a souligné la nécessité de dépasser les approches sectorielles pour privilégier des approches systémiques, à l’échelle mondiale. Il a mis en lumière différentes pistes de recherche et recensé les verrous technologiques, réglementaires, financiers… à surmonter.