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Le mercredi 2 mars 2016, l'Inra a signé des accords avec trois acteurs du monde agricole : l'Acta, Arvalis et TerresInovia. © Inra

Signature d'accords entre l'Inra, l'Acta, Arvalis, Terres Inovia et Terres Univia

Le mercredi 2 mars 2016, l'Inra a signé des accords avec quatre acteurs du monde agricole : l'Acta (les Instituts techniques agricoles), Arvalis (Institut du végétal),  TerresInovia (Institut technique des producteurs d’oléagineux, de protéagineux, de chanvre et de leurs filières) et Terres Univia (Interprofession des huiles et protéines végétales).

Mis à jour le 07/03/2016
Publié le 03/03/2016

Pour l'Acta, la nouvelle convention signée avec l'Inra doit permettre d'aller plus loin dans la synergie des réseaux et de travailler en commun sur le plan européen et régional : « les deux têtes de réseau - l'Acta et l'Inra - doivent travailler en commun ». Il exprime ensuite « une pensée aux collègues agriculteurs dans cette crise mémorable durant laquelle très peu de filières ne sont pas touchées ». « Leur appel est une motivation supplémentaire pour nous. Nous leur devons des innovations pour la performance de leurs exploitations ».

Jacques Siret, président de Terres Invivia, détaille les gros challenges à relever pour les protéines et les oléagineux. « Plus de la moitié des protéines consommées aujourd'hui sont importées [...] Nous devons relever le challenge de l'autonomie ». Il poursuit « pour l'huile, le challenge de l'autonomie a été relevé en quelques décennies, le Laurier Inra d'impact de la recherche agronomique 2015 l'a rappelé, il y a un quart de siècle, la France était dépendante à 90 % pour son alimentation en huile, elle est maintenant indépendante à 90 % ». Jacques Siret conclut sur les enjeux majeurs de la convention qui va être signée entre l'Inra et l'interprofession : mieux répondre au marché des protéines végétales, assurer une meilleure régularité des rendements pour les producteurs, développer les légumineuses, cultures plus favorables à l'environnement (moins d'intrants consommés...).

Bernard de Verneuil, président de Terres Inovia, revient sur les enjeux pour les légumineuses : compétitivité et prise en compte du niveau de l'exploitation. « Pour les légumineuses comme pour les protéagineux, pour innover, il faut des connaissances en amont, d'où l'importance du partenariat avec l'Inra ». Il cite l'exemple du pois protéagineux et de l'unité mixte technologique (UMT) Pisom, montée avec l'Inra à Rennes. Ses travaux portent sur les principales problématiques du pois et de la féverole : régularité des rendements, résistance aux maladies, tolérance à la sécheresse.

Jacques Mathieu Directeur Général d’Arvalis-Institut du végétal souligne les travaux préparatoires à cet accord pour le rendre opérationnel. Un séminaire a permis de définir les sujets phares à porter, sujets identifiés à la fois parce qu'ils sont un enjeu pour les producteurs et les filières, parce qu'on peut entrevoir un succès dans les recherches et parce qu'il existe des synergies entre l'Inra et Arvalis. Il évoque le défi de la stagnation des rendement du blé en Europe dans un contexte de changement climatique et celui de la qualité du grain de blé. Il souligne enfin l'importance des aspects concrets et finalisés.

François Houllier, PDG Inra, rappelle que l'Inra travaille avec toutes les filières agricoles, qu'elles soient végétales ou animales, c'est le sens de la signature avec l'Acta qui fédère les instituts techniques de toutes les filières. Il cite plusieurs exemples emblématiques pour les filières présentes : l'achèvement du séquençage du Tournesol, fin févier 2016, et les travaux sur l'impact du changement climatique sur le rendement du blé. Il explique qu'il existe une constante de temps irréductible pour le transfert d'une connaissance sur le marché - constante qui se vérifie dans d'autres domaines que l'agronomie : 20 ans. Sur 20 ans de trajectoire d'innovation, l'Inra est très rarement seul et travaille en général avec un tissus de partenaires, d'où l'importance d'un partenariat nombreux et organisé. Les impacts sont généralement plus forts lorsqu'il y a des recherches très cognitives en amont. Il est important d'incorporer enfin l'aval des filières pour prendre en compte les usages et les finalités.

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