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Ce Livre Blanc, élaboré par l’association Pour une alliance sciences sociétés - ALLISS -, est de considérer la société civile comme partie prenante de l’évolution des politiques et stratégies en matière de recherche, d’enseignement supérieur, de formation et d’éducation. Il est une contribution à l’analyse et propose des pistes d’amélioration des politiques publiques.. © Inra

Livre Blanc Prendre au sérieux la société de la connaissance

Ce Livre Blanc, élaboré par l’association Pour une alliance sciences sociétés - ALLISS -, est de considérer la société civile comme partie prenante de l’évolution des politiques et stratégies en matière de recherche, d’enseignement supérieur, de formation et d’éducation. Il est une contribution à l’analyse et propose des pistes d’amélioration des politiques publiques.

Mis à jour le 02/04/2017
Publié le 30/03/2017

Le Tiers Etat de la recherche désigne la part de la société qui est de fait exclue des politiques et des activités de recherche et d'innovation

ALLISS est un collectif et une plateforme de travail qui réunit des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la société civile, incluant des syndicats, des autorités administratives et des collectivités locales.

Cela fait quatre que cette initiative a débuté réunissant 80 membres (associations, entreprises, universités, organismes de recherche, syndicats…). Elle veut rendre visibles, structurer et développer les initiatives d’interactions et de partenariats entre la science, la recherche et la société. 

Au regard de l’importance de ces enjeux, parmi de nombreux cas, dix ont été retenus et concernent de nombreuses organisations et de nombreux citoyens : associations de patients dans la recherche biomédicale ; ATD-Quart monde croiser les savoirs sur la misère et l’exclusion ; LPO connaître et préserver la biodiversité : Tela Botanica redynamiser la botanique ; Elus Santé réduire les inégalités territoriales de santé : Plante et cité le végétal en milieu urbain ; Tetris coopérative de développement durable ancrée territorialement ; Innover par la recherche pour la sélection participative de blé dur - recherches participatives menées par l'Inra - ; Fing, fabrique d’idées neuves et actionnables référence sur les transformations numériques ; Fablab Net-Iki  accès à l’internet haut débit dans le Jura.

Ces 10 cas illustrent l’importance de la connaissance pour résoudre des problèmes collectifs et montrent l’importance des formes associatives. 

La collaboration entre scientifiques, entreprises et citoyens est au cœur des recommandations  et des propositions de ce Livre Blanc. 

 

 

 

 

Livre Blanc Prendre au sérieux la société de la connaissance

ALLISS Sciences Sociétés – mars 2017 

Evelyne Lhoste et Pierre-Benoit Joly du Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés de l'Inra font partie du comité de pilotage et de rédaction.

Consulter le livre blanc >

Extraits

« Lors de la Conférence de lancement du Livre Blanc le 14 novembre, Bruno Tardieu, Centre Joseph Wresinski de recherche et de mémoire, raconte : « Dans les années 1980, j’étais responsable d’une bibliothèque de rue à New York. Nous avons créé une banque de dessins avec le savoir des enfants. Une semaine, le sujet était « les animaux ». La petite Charlène dit : « Je vais le faire sur les rats parce qu’il y en a chez nous. » Elle dessine des gros rats bien joufflus. Sa grande sœur arrive et déchire le dessin en disant : « Chez nous, il n’y a pas de rats ! » Dès 5 ans, Charlène sait que son savoir est problématique et qu’il ne faut pas dire les choses. Donc, le rapport au savoir, à la liberté de parole, à la liberté de penser des plus fragiles est quelque chose d’extrêmement délicat et précieux. Dans nombre d’enquêtes, les gens en situation de faiblesse sociale se demandent ce qu’il faut dire. Le Père Wresinski, fondateur d’ATD-Quart Monde, parlait d’une « parole assujettie ». Cette anecdote illustre les difficultés d’accès aux savoirs d’expérience des acteurs qui sont en situation d’exclusion. Elle permet de comprendre qu’il est problématique de produire des connaissances savantes sur la misère si celles-ci ne sont pas fondées sur l’expérience des sujets concernés. Il s’agit de reconnaître les savoirs d’expérience sans lesquels les autres types de savoirs (scientifique, d’action...) sont incomplets et donc à terme inefficaces, voire même générateurs d’effets contraires à ceux qui sont recherchés. La démarche du croisement des savoirs d’ATD-Quart Monde vise à créer les conditions d’expression des savoirs d’expérience, dans un dialogue équilibré avec les savoirs scientifiques. Il s’agit d’aider les personnes concernées à consolider elles-mêmes leur savoir : relire leur expérience de vie en prenant du recul, la confronter à d’autres pour en tirer des enseignements généralisables, les soutenir dans la démarche de compréhension des autres acteurs... »  

 

« Créé en 1999 pour redynamiser la botanique, le réseau Tela Botanica compte aujourd’hui 22 000 membres, scientifiques, professionnels et amateurs botanistes confirmés ou débutants. Ce sont donc des milliers de personnes qui contribuent bénévolement à la collecte de données et au développement de connaissances sur les plantes. Les activités de l’association comprennent la création et le maintien des bases de données et des outils d’échange d’informations ainsi qu’une dizaine de projets collaboratifs. Certains projets peuvent conduire le réseau à s’impliquer durablement dans des collaborations avec des organismes de recherche, comme par exemple le projet Pl@ntNet dont l’application smartphone a été téléchargée par plus de 600 000 utilisateurs, collaboration de Tela Botanica avec le Cirad, l’Inra et l’Inria. Dans l’expérience de Tela Botanica, la production de connaissances qui font autorité n’est pas l’apanage des seuls professionnels de la science. Les amateurs y jouent un rôle essentiel et légitime, régulé par des formes de contrôle qualité portées par le réseau. »

Présentation à l'Assemblée nationale

Une séance de restitution de ce Livre Blanc était organisée à l'Assemblée Nationale le 27 mars 2017.

Philippe Mauguin, PDG de l'Inra s'est exprimé à cette occasion et a déclaré :
"Comment prendre en compte la société civile dans le Contrat d'Objectifs et de Performance avec nos Ministères de tutelle ? L'Inra est ouvert à tester des formes originales."
" L'Inra est prêt à répondre à l'appel du Livre Blanc et à le décliner de façon concrète dans les prochains mois."