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Avis scientifique de l'Inra sur la consommation de viande © B. and E. Dudziński

Quels sont les bénéfices et les limites d’une diminution de la consommation de viande ?

Infographie : Un scénario d'alimentation durable pour la planète

Diminuer la consommation de protéines d'origine animale, oui, mais pas partout...Voici un scénario pour nourrir durablement la population mondiale à l'horizon 2050, d'après la prospective Inra-Cirad Agromonde-Terra.

Mis à jour le 04/07/2019
Publié le 25/02/2019

. © Inra, Véronique Gavalda et Pascale Mollier
© Inra, Véronique Gavalda et Pascale Mollier

Il est possible de nourrir la population mondiale en 2050 en ramenant partout la disponibilité alimentaire entre 2750 et 3000 kcal/jour par habitant (perte et gaspillage inclus), sans augmentation notable des surfaces cultivées et avec une augmentation modérée des surfaces pâturées au détriment de la forêt (moins de 10%). Pour les pays occidentaux (dont l'Europe et les USA), cela signifie diminuer d'environ de moitié la consommation de viandes (en calories), avec une augmentation concomitante de la consommation de fruits et légumes et de féculents (céréales, légumes secs, pommes de terre). Ce scénario prend en compte les différences d'habitudes alimentaires entre les régions du monde, c'est pourquoi il n'aboutit pas à un régime unique pour tous les habitants de la planète. Ce scénario est le plus favorable au niveau nutritionnel, mais aussi au niveau environnemental (cycle de la matière organique, émissions de GES). Il peut se combiner avec une réduction des pertes et gaspillages, mais doit s'accompagner de volontés politiques fortes, notamment nutritionnelles et agricoles, et d'intenses échanges commerciaux pour équilibrer les pays déficitaires.