Evaluation par le HCERES : une stratégie forte au service d’une ambition pour l'Inra

L’Inra a été évalué en 2015 par un comité international sous l’égide du Haut Conseil à l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES). Le rapport final vient d’être publié par le HCERES : la stratégie générale de l’Institut ainsi que les principales options prises ces dernières années ont été saluées. Les recommandations formulées sont d’ores et déjà en cours d’instruction.

Evaluation HCERES
Mis à jour le 02/08/2016
Publié le 12/07/2016

Le comité international placé sous l’égide du HCERES (Haut Conseil à évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) a salué dans un rapport final de 40 pages publié fin juin 2016, les grandes options prises par l’Institut ces dernières années. Il s’agissait de la seconde évaluation internationale de l’histoire de l’Inra, après celle de 2009.
Ce processus, initié en juillet 2014 et officiellement lancé en novembre 2014, s’est concrétisé en 2015 par la transmission fin juillet par l’Inra au HCERES d’un rapport d’auto-évaluation, suivi en octobre par la visite du comité international d’évaluation présidé par le Dr Tim Hall, ancien responsable des programmes « Bioéconomie » à la direction de la recherche et de l’innovation de la Commission Européenne. Le rapport du comité d’évaluation, reçu en avril 2016 a été mis en discussion au conseil scientifique de l’Institut qui a formulé une réponse fin mai. Les principales conclusions ont enfin été discutées en conseil d’administration le 9 juin 2016. Le document final, incluant la réponse de l’Inra, est à télécharger sur le site du HCERES 

Stratégie de recherche et formation

L’Inra est tout d’abord reconnu par le comité comme un leader mondial en sciences de la vie et en agronomie, tandis que les sciences de l’environnement et de la nutrition montent fortement en puissance.
Selon le comité, l’alignement de la stratégie de l’Inra avec la stratégie nationale de recherche et les orientations du programme européen Horizon 2020 est une force, tout comme les moyens mis en œuvre par l’Institut pour l’animer nationalement et localement. Au niveau national, le décloisonnement des recherches sur huit thématiques prioritaires à travers les « métaprogrammes » a été évalué positivement.
Au niveau local, la déclinaison de la stratégie nationale sous forme d’identifiants thématiques de chacun des 17 centres a été saluée comme un réel atout offrant aux partenaires une visibilité sur la continuité de l’engagement de l’Inra pour les partenariats de sites par exemple (IdEx, I-SITE, etc.).
Pour le prochain contrat d’objectifs, l’Inra ira plus loin et précisera sa politique de participation à la formation et à l’enseignement supérieur, notamment en ce qui concerne ses relations avec les écoles doctorales et les masters. Le conseil scientifique de l’Inra a d’ailleurs décidé de se saisir de cette question via un groupe de travail dédié.

Partenariats et visibilité internationale

L’expertise individuelle des chercheurs de l’Inra, qui a pour mission d’éclairer les politiques publiques et d’informer au mieux ses partenaires, a été complétée ces dernières années par une capacité d’expertise institutionnelle portée par la Délégation à l’expertise, à la prospective et aux études (le site de la DEPE). Le comité salue ce mouvement.
Le comité appuie également le fait que l’Inra a engagé une réforme de ses modalités de partenariat et de transfert pour l’innovation. Initiée en 2014 et finalisée en 2015, cette réforme interne s’inspire de dispositifs efficaces comme les Instituts Carnot ou les démonstrateurs préindustriels soutenus par le programme des investissements d’avenir. Dès janvier 2017, la recherche et l’innovation seront donc organisées en « segments d’innovation » regroupés en quelques grands domaines animés par un cadre scientifique confirmé. Le comité a également identifié comme une force la stratégie européenne de l’Inra, portée au plus haut niveau de l’Institut.
Au-delà de l’Europe, les bases d’une stratégie internationale ouverte sont par ailleurs définies dans le projet de document d’orientation stratégique pour l’horizon 2025 #Inra2025 en cours de finalisation : ses objectifs seront thématiques plutôt que géographiques, avec toutefois une attention particulière portée à l’espace méditerranéen. Elle reposera sur des partenariats nationaux (Cirad, Agreenium, Universités) et internationaux, et s’appuiera sur des dispositifs partagés à imaginer, et sur l’expertise des chercheurs Inra portée au niveau international.

Organisation, rationalisation et communication

La diversité des productions scientifiques est centrale pour un établissement de recherche finalisée comme l’Inra. Pour mieux valoriser ses productions non-académiques, le comité recommande à l’Inra de s’engager sur leur recensement et sur la mesure de leur impact. Il devra s’appuyer, entre autres, sur l’archive institutionnelle ProdINRA et sur les travaux menés sur la compréhension de l’impact de la recherche agronomique publique (voir le projet ASIRPA).
Le comité souligne la relative complexité de l’organisation matricielle de l’Inra, tout en indiquant qu’au regard de la diversité et de la puissance des enjeux portés par l’Institut cette organisation est sans doute irréductible.
Le comité fait quelques recommandations dans le domaine du dialogue science-société, qui alimentent déjà les réflexions sur sa refonte en cours au sein de l’Institut, notamment sous la conduite du délégué aux sciences en société, nommé en juillet 2015 auprès de la direction pour recenser, coordonner et stimuler les actions de l’Inra en la matière.
Le comité souligne enfin la qualité de la communication externe de l’Inra, mais recommande qu’une attention particulière soit portée à la communication interne. La mise en place du document d’orientation #Inra2025 sera l’occasion de le faire, grâce à des outils dédiés.