Biotechnologies végétales : Politique scientifique de l'Inra

La politique scientifique de l'Institut en matière de biotechnologie végétales se décline selon les différentes missions d'un institut de recherche finalisée, œuvrant pour l'avancée des connaissances, au service de la société. Le document de politique scientifique est issu du Conseil d'administration de l'Inra, le 27 juin 2007.

biotechnologies-vegetales_arabidopsis-thaliana. © Inra
Par Conseil d'administration de l'Inra
Mis à jour le 03/06/2013
Publié le 26/06/2007

Organisme public de recherche finalisée, compétent dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, de l’environnement et des territoires,

  • conscient de la place de l’agriculture par rapport au développement durable et des nouveaux défis, économiques, sociaux et environnementaux, liés à l’augmentation de la demande de produits agricoles, alimentaires et non alimentaires,
  • conscient du rôle de l’innovation et de la contribution potentielle des biotechnologies végétales pour répondre à ces défis et bâtir une agriculture compétitive, durable et diversifiée, mais aussi des risques environnementaux, sociaux et économiques qui leur sont associés,
  • soucieux de rester un acteur de premier plan au niveau mondial, de maintenir les compétences publiques françaises dans ce domaine et de permettre un développement maîtrisé des biotechnologies,

 l’Inra s’engage, d’une part, à :

  • accroître les connaissances scientifiques nécessaires à la maîtrise des biotechnologies végétales : en soutenant les recherches sur les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans l’organisation des génomes et l’expression des gènes, notamment sur les processus épigénétiques ; en renforçant les approches de biologie intégrative des plantes et de leurs interactions avec leurs milieux et leurs bioagresseurs (1) ;
  • développer des méthodes et des techniques qui renforcent l’efficacité des biotechnologies végétales. Les innovations développées par l’institut, transgéniques ou non, viseront des cibles d’intérêt collectif (2) qui répondent à des défis décisifs pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement ; leur conception s’attachera à comprendre leur intégration au sein d’écosystèmes et de socio-systèmes. La transgénèse sera envisagée, sur la base d’une évaluation comparative par rapport aux autres innovations possibles, lorsque ces autres alternatives ne seront pas satisfaisantes : cette voie fera alors l’objet d’un accompagnement ouvert aux divers porteurs d’enjeux (3) ;
  • constituer des ressources publiques et accessibles : en organisant, conservant et diffusant des collections ouvertes de ressources génétiques et génomiques ; en mettant en place des plates-formes techniques avec le Cirad accessibles notamment à ses partenaires des pays du Sud ; en créant des paniers publics de brevets ;
  • renforcer les capacités nationales d’expertise publique en conduisant des recherches sur l’évaluation globale, systémique, pluridisciplinaire, et à différentes échelles de durée et d’espace, des bénéfices, des impacts et des risques des diverses formes d’innovation, transgéniques ou non ;
  • faciliter l’appropriation des biotechnologies par les utilisateurs publics ou privés dans le cadre de programme pré-compétitifs ouverts, ou en contribuant à la formation dans l’ensemble des domaines concernés ;

 d’autre part, à :

  • garantir des processus de travail qui, au-delà du respect des réglementations en vigueur, de sa charte de propriété intellectuelle (4), et de la sécurité de ses expérimentations par des changements d’échelle progressifs (5), explicitent publiquement et avec clarté les choix thématiques et méthodologiques, et les résultats de l’institut ;
  • ouvrir le dialogue, interne et avec l’ensemble des parties prenantes, sur les avantages, les impacts et les risques des biotechnologies végétales ;
  • favoriser les coopérations nationales et internationales avec les partenaires partageant les mêmes valeurs.

Biotechnologies végétales_final