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L'inra et l'agriculture biologique - 12 pages, couverture. © inra, SLAGMULDER Christian

L'Inra et l'agriculture biologique

Le 21e siècle devra relever le défi de la sécurité alimentaire d’un monde en croissance démographique dans un contexte de rareté des ressources. À cette fin, il sera nécessaire, entre autres conditions, de concevoir de nouveaux systèmes agricoles qui allient performances économiques, sociales et environnementales. Ces systèmes seront diversifiés, adaptés aux conditions locales ; ils répondront aux demandes, elles aussi diverses, des consommateurs. Parmi ces systèmes, l’agriculture biologique, ou AB, tient une place particulière.

Mis à jour le 27/02/2013
Publié le 22/02/2013

Elle s’inscrit explicitement dans un objectif de préservation des ressources naturelles et répond à un cahier des charges contraignant lui interdisant notamment le recours aux engrais et pesticides de synthèse. L’agriculture biologique pose ainsi des questions renouvelées à la recherche. Celles-ci portent, par exemple, sur le maintien de la fertilité des sols, la protection intégrée des cultures, la qualité des produits ou encore la construction de filières insérées dans des territoires. À ce titre, l’AB peut être considérée comme un prototype d’agriculture innovante et les recherches dédiées à l’AB peuvent produire des connaissances de portée plus générale.

L’effort de recherche et d’expérimentation de l’Inra en faveur de l’agriculture biologique est ancien et important. Il se traduit, depuis plus de dix ans, par des projets de recherche spécifiquement dédiés à l’AB portant aussi bien sur la génétique, les pratiques et les filières, que sur les attentes des consommateurs ou les politiques publiques. Cet engagement de l’Inra s’opère également au niveau européen. Le plus souvent, ces travaux sont développés dans le cadre d’un partenariat étroit avec les acteurs de la recherche-développement. En 2012, afin d’amplifier ces relations et de mieux coordonner les actions, l’Inra et l’Itab (Institut technique de l’agriculture biologique) ont engagé un processus de coopération, formalisé début 2013 par la signature d’un accord-cadre. Au-delà de ces travaux spécifiquement dédiés à l’AB, l’analyse, la compréhension et le développement d’autres formes d’agriculture génèrent des recherches et des expérimentations dont les résultats peuvent être utiles au développement de l’AB, aussi bien en termes de production ou de transformation que de distribution ou de consommation. C’est notamment le cas des travaux dont la finalité est de produire autrement en utilisant moins d’intrants chimiques, et qui s’avèrent utiles tant pour le développement de l’AB que pour d’autres formes d’agriculture plus durables. Les recherches en lutte biologique ou en écologie de la santé animale entrent dans cette catégorie. La Conférence environnementale de septembre 2012 a conduit à l’annonce d’une nouvelle ambition pour l’AB avec, en particulier, l’objectif d’un doublement en cinq ans des surfaces qui lui sont dédiées. De nombreux résultats de recherche peuvent d’ores et déjà être mobilisés à cette fin, au bénéfice de l’ensemble des acteurs des filières bio, des producteurs jusqu’aux consommateurs. Cette plaquette, qui présente le dispositif de l’Inra en matière d’agriculture biologique et quelques-uns des résultats de recherche qui en sont issus, atteste de la mobilisation de l’institut au service de cette nouvelle ambition et de notre volonté d’explorer la diversité des modes de production.

François Houllier, président-directeur général de l'Inra

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