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Science et élus n°4 : Tiques, Couverture. © Inra

Tiques, santé, agriculture et environnement

Ce 4e numéro de "Science et Élus" traite des tiques dans une approche intégrant santé humaine, animale et environnement. Dans le monde, les tiques sont le 1er vecteur de maladies chez l’animal et le 2e pour l’homme (derrière les moustiques). L'Inra est engagé pour apporter des solutions à ce problème de santé complexe, en lien avec les changements globaux.

Mis à jour le 07/11/2018
Publié le 06/11/2018

Les maladies les plus connues véhiculées par les tiques sont la maladie de Lyme chez l’homme et la piroplasmose chez les animaux (chiens, bovins, chevaux). En France, plusieurs espèces de tiques sont présentes, dont la plus importante en termes quantitatifs (fréquence et abondance) et pour la santé humaine et animale est Ixodes ricinus, vecteur des bactéries à l’origine de la maladie de Lyme.

L'Inra travaille sur ces questions avec une vision pluridisciplinaire et holistique seule à même réduire les risques, de mieux gérer les maladies et de mieux soigner les patients dans cette problématique de santé publique et vétérinaire où l’environnement et le paysage jouent un rôle clef. En fonction des régions, des paysages et des climats (qui se caractérisent chez nous par une grande diversité), plusieurs espèces de tique sont présentes dans notre pays, et chacune est un vecteur potentiel de différents agents pathogènes qui peuvent provoquer des maladies plus ou moins graves.

Un concept nouveau développé depuis 2013 par des chercheurs de l’Inra appelé le « pathobiome » a permis de prendre la mesure de l’étendue des microorganismes présents dans les tiques grâce à des analyses de séquençage à haut débit. On trouve dans une tique des dizaines d’espèces de microorganismes, dont certaines sont pathogènes, d’autres pas. L'Inra travaille à mieux détecter les maladies à tiques et à améliorer les méthodes de lutte. Le climat et ses changements sont un facteur clé de l'abondance des tiques dans l'espace et dans le temps. On sait grâce aux observations réalisées sur un réseau d'observatoires de suivi des tiques et aux outils de mesure et prédiction qu'en France métropolitaine, la période favorable aux tiques s'étend d'avril à juin en plaine et de mai à juillet en montagne. La biodiversité, l'aménagement du paysage et l'usage des terres jouent aussi un rôle dans la répartition et l'abondance des tiques.

Le meilleur moyen d’éviter la transmission de maladies par les tiques à ce jour reste celui d’éviter les piqûres. Les recherches permettant de comprendre, voire de prédire, la répartition et l’abondance dans le temps et l’espace des différentes espèces de tiques, et les connaissances acquises sur les liens entre les différentes espèces de tiques et les différents agents pathogènes qu’elles transmettent, incitent à demeurer optimiste sur notre capacité collective à réduire le risque de piqûre à l’avenir. Il s’agira notamment , grâce au développement de modèles de distribution spatiale et d’indices toujours plus performants - combinant les facteurs climat, usage des terres et densité des animaux sauvages et domestiques - de proposer des solutions pratiques aux citoyens et aux populations à risque (agriculteurs, forestiers, promeneurs, jardiniers...) pour l’aménagement du territoire, la gestion forestière, la configuration des jardins, permettant de réduire les risques ou encore de communiquer largement sur les bons gestes permettant la prévention des piqûres.

Science et élus n°4 : Tiques, santé, agriculture et environnement (PDF, 1 MO)

POUR ALLER PLUS LOIN

Ixodes ricinus, tique, sur épi. © Inra, Bernard Chaubet
© Inra, Bernard Chaubet
DOSSIERS : Réservoir de recherches, vecteur de solutions : rôle clé de l'Inra sur les maladies à tiques

Depuis plus de 15 ans, l’Inra joue un rôle fondamental dans l’avancée des connaissances scientifiques sur les tiques, les maladies qu’elles transmettent et l’impact de l’environnement et du climat sur leur extension. Face à la complexité des maladies transmises, à la difficulté d’établir un diagnostic, l’Inra a amplifié ses recherches. Du séquençage haut débit aux projets de sciences participatives, les travaux poursuivis témoignent de la volonté des chercheur(e)s d’apporter des réponses concrètes aussi bien en santé publique qu’en santé animale.
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LA VIDEO : Ne jetez pas vos tiques, partagez-les avec les chercheurs !

« Martin ne le sait pas encore mais il a été piqué par une tique ! »  Pas de panique une vidéo vous explique en 3 minutes les bons réflexes a avoir après une piqûre.

LE REPORTAGE : Tiques éthiques

Sarah Bonnet, chercheuse Inra-Anses-ENVA, a mis au point un dispositif expérimental d’étude des tiques sans utiliser d’animaux vivants. Elle a obtenu le prix Alfred Kastler 2015 pour cette invention.
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