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Colza : 70 ans de recherche et d'innovation

L’Inra, qui a engagé les premiers travaux français de sélection sur le colza, mène depuis 70 ans des recherches sur cette culture et a ainsi largement contribué à son développement. Il y a 70 ans, le colza était absent de l’espace agricole français. En 2015, il occupe plus de 1 500 000 hectares.

Colza en fleurs en région Ile de France. © INRA, CAUVIN Brigitte
Mis à jour le 23/11/2015
Publié le 29/09/2006

Les principaux temps forts

Dans les années 1960, la culture du colza, qui connaît alors un timide essor, est compromise par un champignon dévastateur, le phoma. L’Inra sélectionne une variété résistante : Major (1971).
Puis, la qualité de l’huile de colza destinée à l’alimentation humaine est controversée en raison de l’acide érucique qu’elle contient. L’Inra crée la première variété sans acide érucique : Primor (1973). D’autres variétés obtenues par la société Serasem en collaboration avec l’Inra suivront et se développeront de façon spectaculaire en Europe.
En 1973, l’embargo sur le soja appelle une plus grande indépendance nationale pour l’alimentation animale. Le colza représente une alternative intéressante mais les tourteaux contiennent des facteurs antinutritionnels pour les porcs et les volailles : les glucosinolates. Les recherches conjointes de l’Inra et de Serasem donnent naissance à Darmor (1984), variété dite "double zéro", sans acide érucique et à faible teneur en glucosinolates.

À la fin des années 1980, la priorité porte sur l’amélioration de la compétitivité de cette culture, à la fois pour les débouchés alimentaires et non alimentaires. L’objectif est alors d’obtenir des hybrides F1, à haut rendement. Cependant, ils sont très difficiles à produire pour les plantes naturellement autofécondes comme le colza. L’Inra et Serasem inscrivent au catalogue officiel français Synergy (1994), le premier hybride de colza. Beaucoup d’autres ont suivi depuis. Dès 1999, l’Inra et Seracem inscrivent les premiers hybrides demi-nains dont Lutin, plus résistants à la verse.

Aujourd’hui, les enjeux autour de la santé des consommateurs et de la valorisation accrue des matières premières renouvelables orientent les recherches de l’Inra vers la sélection de variétés adaptées à des usages diversifiés, tout en réduisant leur impact environnemental.