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L'avenir de l'Inra, notre affaire à tous

Nommé PDG de l’Inra à l’issue du Conseil des ministres du 19 juillet 2016, Philippe Mauguin, ingénieur agronome, prend ses fonctions le 27 juillet 2016, succédant à François Houllier. Son projet pour l’Inra est orienté vers l’innovation et les stratégies internationales.

Philippe Mauguin, nouveau président de l'INRA. © Inra, Bertrand Nicolas
Mis à jour le 03/07/2017
Publié le 27/07/2016

Une mission difficile mais passionnante, des défis collectifs à relever. Le nouveau président directeur général de l'Inra, qui prend ses fonctions ce mercredi 27 juillet, pose très rapidement les bases fondatrices de son mandat : « L’Inra devra, dans les prochaines années, tenir un équilibre pas facile, comme il l’a déjà fait dans son histoire, entre un organisme de recherche scientifique de rang international, produisant des publications scientifiques de très haut niveau sur les fronts de science et l’accompagnement des acteurs économiques et des agriculteurs ». Pour expliquer son propos, il rappelle que les tensions sur les ressources agricoles et les questions qu'elles posent à la recherche agronomique, sont avivées dans notre contexte marqué par la raréfaction des ressources naturelles, les effets du changement climatique et les transitions alimentaires. L’Inra est ainsi appelé à mobiliser toute son excellence scientifique, son expertise et ses partenariats pour déboucher sur des innovations de rupture pour la société.

Cinq priorités

Lors de son audition devant les Commissions des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale et du Sénat, Philippe Mauguin a esquissé cinq priorités pour l’Inra :

  • le management des ressources humaines, la « force de l’Institut », dont il souligne la qualité du travail et la diversité des profils, pour une cohésion indispensable du collectif et pour entretenir l’attractivité de l’Inra,
  • la stratégie scientifique : pour aller plus loin sur des sujets comme l’agroécologie, les sciences du numérique, les sciences économiques et sociales, l’environnement ou les filières animales,
  • l’innovation : avec l’élaboration des programmes de recherche co-construits avec les acteurs de terrain et le développement des laboratoires vivants
  • la politique de coopération avec l’enseignement supérieur : pour clarifier et intensifier le rôle de l’Inra dans les communautés d'enseignement supérieur et de recherche réparties en France,
  • et la stratégie internationale : pour développer un réseau mondial inspiré des laboratoires internationaux en partenariat et contribuer à un plan d’action de l’agriculture européenne.

Un projet collectif

Prenant ses fonctions, le nouveau PDG déclare aux personnels de l’Inra : « Je mettrai au service de notre belle maison mon expérience dans la conduite des politiques publiques et ma connaissance des grands enjeux de la plupart de nos secteurs. Je serai très attentif au respect de la liberté et de l'indépendance de la recherche. À votre écoute, je rencontrerai à partir de fin août les principaux responsables au sein de notre communauté de travail, les syndicats et les parties prenantes.
Dès septembre, je commencerai une visite de l’ensemble des centres, pour venir à votre rencontre. Je souhaite que chacun de vous, dans la diversité de vos métiers et de vos savoirs puisse prendre part activement au projet collectif que nous élaborerons ensemble. Sa réussite dépendra de l’implication de chacun et de notre cohésion. L’avenir de l’Inra est notre affaire à tous. »

Une visée internationale

L’Inra, 1er institut européen pour ses publications en sciences agronomiques, 2e mondial derrière son homologue des États-Unis, est déjà très engagé à l’international, avec plus de la moitié de ses publications scientifiques co-publiées avec une institution étrangère. Fort de ces acquis, il s’agit, pour Philippe Mauguin, de proposer, avec des partenaires européens, un plan d’action pour la recherche agronomique européenne et de mutualiser des infrastructures de recherche. Et, simultanément, de développer l’engagement de l’Inra en tant qu’acteur d’un réseau mondial, par exemple en accentuant son implication dans des « unités mixtes de recherche mondiales », sur le modèle de son engagement actuel dans six laboratoires internationaux associés. L’ambition est de devenir un organisme de recherche de portée mondiale, expert de référence dans son domaine.

Mini-cv

Philippe Mauguin, né en 1963, est ingénieur agronome (Institut National Agronomique Paris-Grignon, actuel AgroParisTech) et ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts. Spécialisation en socio-économie de l’innovation (École des Mines de Paris) et auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de Développement et d’Aménagement des Territoires Européens.

  • De 1987 à 1989, il a été chercheur au Centre de sociologie de l’innovation de l’école des Mines de Paris.
  • De 1989-1992, il fut responsable du secteur agro-alimentaire au ministère de la recherche puis conseiller auprès du ministre de 1992 à 1993.
  • De 1993 à 1997, Philippe Mauguin a été directeur de l’agriculture et des bioénergies à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et directeur du groupement scientifique Agriculture pour la Chimie et l’Énergie.
  • De juillet 1997 à janvier 2002, il est conseiller du Premier ministre Lionel Jospin, pour l’agriculture, la forêt et l’alimentation.
  • Il a ensuite occupé les fonctions de directeur de l’Institut national des appellations d’origine (INAO) de février 2002 à mars 2006.
  • Il a été nommé directeur régional et interdépartemental de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRIAAF) d’Ile-de-France d’avril 2006 à mai 2009,
  • Il est directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture, au ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche jusqu’en mai 2012.
  • Depuis, il était directeur de cabinet de Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt.