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Le Président Hollande accueilli sur le stand Inra au Salon international de l’Agriculture

Philippe Mauguin, PDG de l’Inra, a accueilli ce 25 février François Hollande et Stéphane Le Foll sur le stand que présente l’Institut au Salon de l’Agriculture, dédié aux mondes microbiens. Au programme des échanges, avec les responsables d’Agreenium, du Cirad et de l’Irstea, l’avancée des recherches en agro-écologie et sur l’agriculture numérique. Enfin, l’innovation au cœur de la stratégie Inra à l’horizon 2025 avec un focus sur trois start-up.

Par Nicole Ladet
Mis à jour le 25/02/2017
Publié le 25/02/2017

Cap sur la découverte de nouveaux mondes et sur l’innovation… C’est au cœur d’un stand qui invite les visiteurs à découvrir les micro-mondes installés dans notre intestin ou nos sols et jouant un rôle clé pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, que Philippe Mauguin, PDG de l’Inra a accueilli ce matin François Hollande, Président de la République, et le Ministre en charge de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Agroécologie et numérique : la mobilisation de tous les acteurs

Philippe Mauguin, Marion Guillou, présidente d’Agreenium, Michel Eddi, président du Cirad, Jean-Marc Bournigal, président d’Irstea, ont partagé avec le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture l’avancée des recherches et des innovations en matière d’agroécologie et d’agriculture numérique. Une toute récente publication de l’unité Agroécologie de Dijon montre ainsi qu’il est possible, dans la majorité des cas, de réduire l’usage des pesticides en agriculture sans pour autant diminuer les rendements, un plan de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques devrait donc être rapidement disponible pour les agriculteurs.

Des recherches dans le cadre d’un observatoire sur une longue durée (projet européen EcoFINDERS coordonné par l’Inra, qui a étudié les interactions d’une très large gamme d’organismes du sol : faune et microorganismes) montrent par ailleurs que, dans un sol travaillé avec des techniques culturales simplifiées, la biodiversité se restaure, les interactions accroissent le stockage du carbone et les régulations biologiques augmentent. Ces observations plaident pour une nouvelle gestion des sols, et, dans cette perspective, l’élevage a également une place, permettant le bouclage des grands cycles de fertilité. L’agroécologie est ainsi au cœur des recherches de l’Inra et du Cirad, elle peut être un levier de croissance. L’Inra, l’Irstea et Agreenium mobilisent également leurs forces pour renforcer les apports de la transition numérique au secteur de l’agriculture. Cette transition pourra en particulier chercher à explorer les possibilités offertes par la mise en œuvre des principes de l’agroécologie. La création de l’institut de convergence DigitAg fédère les forces à cette fin.

L’innovation au cœur de la stratégie Inra2025

L’Inra innove en explorant de nouveaux fronts de science comme la métagénomique, à l’honneur sur notre stand cette année, ou encore la caractérisation des plantes et des animaux. Sur le stand, le Président de la République a rencontré les dirigeants de trois start-up : MAAT PHARMA qui met en application nos recherches sur le microbiote, Iphen, qui développe le phénotypage des plantes à haut débit et Lisode, une des très rares start-up en sciences humaines et sociales, spécialisée en ingénierie de la concertation sur les usages de l'eau.

Diffuser les pratiques agricoles innovantes

Les pratiques agricoles à la loupe : Vers des agricultures multiperformantes

Ce livre analyse les impacts des pratiques agricoles sur les performances productives, économiques, environnementales et sociales de l’agriculture française métropolitaine. Les enseignements transversaux, c’est-à-dire les voies principales de progrès vers la multiperformance, et les limites de ce travail clôturent cet ouvrage.  

Les certificats d’économie des produits phytopharmaceutiques.

D’ici 2021, le ministère de l’Agriculture délivrera des certificats d’économie des produits phytopharmaceutiques aux entreprises qui proposent une gamme de services et de conseils permettant aux agriculteurs de réduire de 20 % la quantité de produits phytopharmaceutiques utilisée par rapport à son niveau moyen de la période 2011-2015. La création de ces certificats promeut de nombreux leviers : variétés résistantes, biocontrôle, place des plantes de service et des cultures associées.
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