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 stratégie

Stratégies

Le document d’orientation, validé le 18 juin 2010 par le Conseil d’administration de l’Inra, fixe le cap scientifique de l’Institut pour dix ans. Son processus d’élaboration a mis en œuvre une consultation interne sur les chantiers scientifiques et de réorganisation de l’Institut, puis externe associant les acteurs de la société.

L’internationalisation occupe une place centrale dans les orientations scientifiques de l’Inra pour les dix ans qui viennent. C'est en effet à cette échelle que s’acquiert la reconnaissance scientifique, que se jouent les enjeux des recherches de l’Inra : alimentation, changement climatique, biodiversité… et que se mettent en place des lieux politiques où se discutent ces problèmes, mobilisant un éclairage scientifique, comme le Giec sur le climat, l’IPBES sur la biodiversité ou le Gisa sur la sécurité alimentaire.

Travailler sur ces questions nécessite un pilotage transdisciplinaire des travaux de recherche orientés vers la connaissance, l’expertise et l’innovation. Outre les alliances européennes et nationales auxquelles l’Inra participe, six grands programmes sont mis en place à cette fin dès 2010-2011, au sein de l’Institut, pour coordonner les recherches entre plusieurs départements.

Pour progresser dans ces domaines, certaines disciplines devront converger, s’interfacer. Deux champs prioritaires ont été identifiés :
l’agro-écologie, qui permettra d’enrichir la recherche agronomique par la connaissance des processus écologiques et par un regard socio-économique
la biologie prédictive, alliant les connaissances haut-débit et la modélisation pour mieux connaître le vivant, du gène à la population, en explorant des conditions différentes de celles d’aujourd’hui, par exemple des situations attendues dans le contexte de changements globaux.
Ces deux domaines sont au fondement de deux nouvelles disciplines.

Les orientations de recherches pour les dix ans à venir sont guidées par un objectif majeur : en 2050, le monde mange sainement et durablement.
Au XXIe siècle, l’humanité devra en effet relever un triple défi : fournir, en quantité et en qualité, de quoi nourrir les neuf milliards d’individus que comptera la planète en 2050 en protégeant l’environnement et les ressources naturelles et en palliant la raréfaction des énergies fossiles. Les agricultures mondiales sont au coeur de ce défi car on attend d’elles qu’elles produisent plus, mieux et d’autres choses (l’entretien de la biodiversité, par exemple).

Quatre chantiers scientifiques prioritaires ont été identifiés pour proposer des solutions à ces attentes :

  1. Améliorer les performances économiques, sociales et environnementales de l’agriculture
  2. Assurer des systèmes alimentaires sains et durables
  3. Valoriser la biomasse
  4. Atténuer le réchauffement climatique et s’y adapter
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