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08 juil 2019

Étiquetage des aliments : pour être efficace le NutriScore doit devenir obligatoire

Contre toute attente, Nestlé a annoncé mercredi 26 juin son intention d’apposer le logo NutriScore (qui vise à informer de façon claire les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments) sur l’ensemble de ses produits commercialisés en Europe.

Le groupe suisse s’était pourtant rapproché en 2017 de Coca-Cola, PepsiCo, Mars, Mondelez et Unilever pour former le groupe des « Big 6 ». Cette alliance d’industriels de l’agro-alimentaire ambitionnait d’imposer un système de notation alternatif (« Evolved Nutrition Label ») pour contrer le déploiement du NutriScore.

Cette adhésion de Nestlé confirme que le NutriScore continue à marquer des points. Il a notamment été adopté officiellement par plusieurs pays européens, et bénéficie de l’engagement de nombreux groupes agro-alimentaires. Ceux-ci ont été convaincus par le dossier scientifique ayant démontré l’intérêt de ce logo, qui peut aussi se targuer du soutien des associations de consommateurs dans toute l’Europe.

Cependant, sa limite majeure est qu’il n’est toujours pas obligatoire. Les industriels peuvent donc encore choisir d’apposer leur propre système, au détriment des consommateurs.

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08 juil 2019

Les aliments ultra-transformés sont aussi associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires

Dans de nombreux pays, le degré de transformation des aliments a augmenté au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, les aliments dits « ultra-transformés » représenteraient 25 à 60 % des apports énergétiques journaliers en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, et au Brésil.

Or, depuis quelques années, les études suggérant qu’une consommation excessive de ce type d’aliments pourrait avoir des effets délétères pour la santé s’accumulent. Plusieurs recherches ont notamment mis en évidence un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité ainsi que d’hypertension artérielle dans une cohorte d’étudiants espagnols, tout comme un risque accru de dyslipidémies (taux anormalement élevé ou diminué de certains lipides dans le sang : cholestérol, triglycérides…) dans une cohorte d’enfants au Brésil.

Jusqu’à présent, aucune étude épidémiologique n’avait étudié les relations entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires. C’est désormais chose faite.

Les travaux de l’équipe EREN, qui associe des chercheurs en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm, de l’Inra, de l’Université Paris 13 et du CNAM révèlent, dans un article publié dans le British Medical Journal, que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Ces travaux robustes s’appuient sur des données issues de la cohorte NutriNet-Santé. Ils ont inclus plus de 100 000 participants, suivis entre 2009 et 2018, et porté sur >3 300 aliments et boissons différents, classés en fonction de leur degré de transformation.